mardi 1 juillet 2008
Poncer ses photos
Bonjour !
Comme les prévisions météo nous promettent une journée chaude aujourd'hui, je n'ai pas peur de vous montrer une page "frileuse", extraite de l'album "Balades et Randonnées" qui est constitué de photos dont Philippe n'est pas satisfait... C'est qu'il est difficile (et ça m'arrange) !
La page est archi-simple et il n'y a pas grand'chose à en dire : format 26 X 21cm (parce que j'en ai eu envie), en papiers un morceau de Canson et l'envers d'un Crate Papier (cacher un joli fleuri... ça j'ai dur !), un tampon Tim Holtz, un titre à l'ordinateur, et deux brads passés à l'acrylique parce que je n'en avais pas de bruns...
Pour se mettre mutuellement en évidence, les papiers sont encrés tandis que la photo, elle, est poncée sur ses bords. C'est une technique que j'aime bien, elle permet de tracer un cadre blanc autour d'une photo avec plus de douceur, de "fondu", que ne le ferait un papier posé par-dessous (un "mattage"). Depuis que je l'ai découverte (avec le mini album "Budapest", visible depuis la colonne de navigation à gauche), je l'utilise de plus en plus, au point de ne presque plus m'en passer. Elle est tellement facile à mettre en oeuvre qu'elle mérite bien quelques lignes d'explications. Mais avant tout, la photo :
Comme je vous le disais, rien de bien spécial. Les scrapeuses expérimentées me disent déjà au revoir (je vous fais un bisou, à bientôt !), tandis que les curieuses attendent la suite. Alors, ce ponçage ?
Poncer le bord de ses photos peut contribuer à leur donner un aspect vieilli, dans ce cas je conseille de renforcer cet effet par un encrage, à l'encre Distress par exemple. Mais nous ne cherchons pas toujours obligatoirement un aspect vieilli, le ponçage peut aussi avoir pour but, comme ici, de fabriquer un cadre blanc autour du cliché, pour le faire ressortir en douceur au milieu des papiers. La largeur et l'intensité du ponçage deviennent alors des critères importants, elles vont déterminer l'impact de la photo dans son environnement.
Concrètement, le geste n'est pas compliqué, il demande juste un peu d'expérience. Il faut d'abord choisir son papier de verre : les emballages portent des indications telles que 200, 400, 600, ... Il s'agit du nombre de grains pour une surface donnée. Donc, plus il y a de grains, plus c'est fin ! Du 400 a un grain bien plus fin que du 80. Cette épaisseur a son importance, un papier à grains épais sera plus abrasif, il faudra moins appuyer pour obtenir de l'effet mais celui-ci justement peut être dévastateur ! Un papier très fin demandera une longue mise en oeuvre, et sur certains clichés l'effet sera plus orangé que blanc...
Un bon compromis pour moi consiste à rester autour du 100, quelques tests ensuite affineront le choix, qui dépend aussi de la qualité des photos. Un papier photos de solderie ne réagira pas de la même façon au ponçage que celui d'un grand labo de marque !
Donc commencez par choisir une chute de photo ou une photo ratée, et c'est parti pour un essai. Pour une meilleure prise, il est plus facile de plier le papier en deux. Commencer à frotter, vous verrez qu'il ne faut pas avoir peur d'y aller "fort !" mais attention tout de même de ne pas enlever la pellicule de couleurs de la photo, il faut juste l'user, pas la peler ! Les effets peuvent varier en fonction du sens du ponçage : toujours parallèle au bord de la photo, ou dans un seul sens, ou en formant des cercles...
Une fois que je suis satisfaite du résultat, j'aime bien parfois l'accentuer avec un trait de stylo de type POSCA ou un feutre indélébile (toujours comme dans l'album Budapest) : le cadre est tracé à main levée, pour un effet irrégulier, en noir, blanc, ou marron, et en plusieurs fois pour obtenir un trait bien détaché.
Et c'est déjà fini ! La photo est maintenant prête à être scrapée, elle a ce "petit plus" qui la différencie des autres, et qui est pour moi un grand coup de charme... Si vous aussi vous êtes tentées, protégez bien votre table de travail, et n'oubliez pas que ponçage implique poussières, ne le faites pas à côté d'un fond de page fraîchement "bidouillé" de peinture...
Bon travail, bon scrap,
et aussi bonne journée,
Sabine
mardi 17 juin 2008
des vidéos de scrapbooking
Admettons-le : c'est agréable de pouvoir, de chez soi, découvrir et apprendre de nouvelles techniques de scrap avec les meilleurs professeurs, juste devant son écran d'ordinateur, et sans même se donner la peine de lire car tout est en images, et puisqu'un petit dessin vaut mieux qu'un long discours...
Des vidéos de scrapbooking, il y en a de plus en plus. Certaines d'un intérêt discutable, d'autres qui sont de véritables petites merveilles. J'ai choisi de vous livrer aujourd'hui, pêle-mêle, quelques uns de mes liens préférés (il y en aura d'autres !). De tous ces sites, j'ai volontairement exclu ceux qui nous imposent de visionner des publicités avant la séquence-scrap, ceux dont la qualité du son ou de l'image est insuffisante, ceux qui répétent un peu trop ce que l'on trouve partout...
Mes préférés parmi ces blogs-là sont en anglais. J'en vois qui font la grimace. Mais non, essayez, puisque (repeat after me) : un petit dessin vaut mieux qu'un long discours... Je ne suis pas non plus une experte de la langue de Shakespeare (ou de Brad Pitt si vous préférez !), mais la technique est là pour nous aider : d'abord la touche "pause" qui arrête le défilement pendant que vous prenez des notes, ensuite une table de conversion des pouces en cm (1 pouce = 2,54 cm), et déjà ça va mieux. Il y a tellement de jolies choses généreusement offertes par ces pionnières du scrap made in U.S.A., ce serait dommage de s'en priver !
Alors je commence par mes "chouchoutes", la (très) jolie Sara et sa copine Paulette, exemplaire typique de la ménagère de plus de 50 ans active et curieuse. Rien qu'à la voir sourire en fronçant le nez et s'enthousiasmer pour les nouveautés qui lui sont présentées, je me sens saisie d'une irrésistible sympathie. Et entendre Sara répéter "Pâwlette", quel plaisir ! Toutes deux nous présentent chaque semaine une émission de scrap TV de réelle qualité, avec beaucoup d'idées nouvelles et de matériel encore peu (ou pas) connu chez nous, et que nous pouvons ainsi découvrir. L'émission s'appelle "Paper Whishes", je n'ai pas fini d'en découvrir toutes les ressources !
Nous restons outre-Atlantique, avec le blog hyper-super-méga bien fourni de Dawn, une scrapeuse qui a fait du tutoriel vidéo sa spécialité. Plein de magnifiques idées en carterie, très clairement expliquées (les dimensions des papiers appraissent en sur-impression sur l'écran), et de véritables merveilles avec tout ce que j'aime : les tampons, les tampons, les tampons...
En français cette fois, j'ai appris quelques astuces sur le site d'une marque, Fiskars, spécialisée dans les outils de découpe : comment optimiser l'utilisation des perforatrices, poseur d'oeillet, shape cutter ou, de l'inédit pour moi, la plaque en tampon : voilà qui m'a l'air bien pratique ! Pour la même marque, le blog tout récent des "Fiskarettes" offre des tutos sur les dernières tendances en scrapbooking : à suivre...
De belles réalisations aussi sur le site de la boutique "Scrap'cinéma", il faut juste s'enregistrer sur le site pour accéder à des "making of" de superbes pages, réalisées par des scrapeuses talentueuses et "bidouilleuses" juste comme j'aime : un régal...
Un site où il faut fouiller, par ici la brocante de la vidéo de scrap, il y a des merveilles cachées : c'est le "Scrapbook Lounge", plein de scrapeuses et scrapeurs (mais oui !), des styles et des techniques pour tous les goûts, des idées à prendre (ou pas !), juste de quoi donner l'envie de... scraper !
Enfin un petit détour par l'incontournable des loisirs créatifs, "Best of Créa", lui aussi se devait une présenter une petite récapitulation des meilleures vidéos de ses membres : il y en a pour tous les styles, pour tous les goûts, pour continuer à découvrir et à apprendre encore parce que, admettez-le, c'est ce qui rend notre activité si passionnante : de toutes les choses de la vie, APPRENDRE ET AIMER SONT CELLES DONT JAMAIS ON NE SE LASSE...
lundi 26 mai 2008
l'envers du scrap
La dernière page que je vous ai postée, le scrap vintage, vous a plu, parfois vous me l'avez dit, je ne répéterai jamais assez à quel point cela me fait plaisir, donc une fois encore je vous en remercie. Vous auriez sans doute été plus perplexes si je vous avais montré aussi le dos de cette page...

Explication : je radine le papier ! Plus exactement sur mes pages les superpositions de papiers sont des "faux", évidés dessous, souvent même derrière les photos il n'y a rien. C'est ce que vous pouvez voir ci-dessus, le dos d'une page qui de toute façon disparaîtra dans l'album...
Maintenant le pourquoi de cette "découpite aiguë" : nous vivons dans une société d'abondance, le papier n'échappe pas à la règle. Nous pouvons acheter dans n'importe quelle solderie de jolis motifs imprimés, des textures du monde entier, des feuilles pailletées, embossées, décorées ; chaque semaine nous recevons dans notre boîte aux lettres des prospectus publicitaires par kilos, le carton est disponible par palettes dans les grandes surfaces ; chacun dispose chez soi d'un matériel pour faire ses propres impressions.
Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Quand j'étais petite fille je dessinais au dos des affiches, des dépliants ; j'étais au comble du bonheur si l'on m'offrait un bloc de dessin. Quelle opulence, quand je comparais aux lettres que ma grand-mère recevait de son mari pendant la guerre : chaque cm² du papier, y compris les marges, était rempli d'une écriture minuscule, avec des mots longuement pesés et réfléchis pour qu'ils échappent à la censure. Les prisonniers utilisaient un code simple : si le texte était souligné, il fallait comprendre exactement le sens contraire. Ainsi "je mange bien" voulait dire "les rations sont au minimum", et "je suis en bonne santé "signifiait "je ne vais pas bien du tout"...
De cette enfance où le papier représentait un bien si précieux, j'ai gardé des habitudes. Et vous commencez à comprendre l'envers de mes pages... Pas question de gâcher ce beau papier, si pimpant, si délicat (et si cher !). Donc je coupe, je récupère, je ré-emploie... De cette page dont vous ne voyez que les vilaines cicatrices, j'ai détourné trois jolis rectangles, et voilà que l'un d'eux a déjà trouvé son usage : cette semaine une de mes amie est devenue grand-mère pour la première fois, je ne pouvais manquer cette occasion de faire une carte :


Oui, c'est bien ce papier-là, vous pouvez vérifier ! Ça valait bien la peine d'un petit coup de ciseaux, non ?
mardi 19 février 2008
embossage papillon...
La page d'aujourd'hui s'enjolive d'un vol de papillons en relief, l'occasion pour moi de vous présenter le "gaufrage" ou "embossage à sec", cette technique qui crée un RELIEF dans le papier en appuyant dessus avec une petite boule d'acier (l'outil s'appelle "stylet de gaufrage", mais un stylo à bille usé convient tout à fait).
Comment procéder ? Tout d'abord la forme du motif est délimitée par un pochoir, idéalement en métal, bien que ceux de cette page aient été réalisés à partir d'un pochoir de décoration en plastique souple ; il est aussi possible de découper la forme de son choix dans un carton. On commence par positionner le pochoir sur sa feuille à l'endroit où l'on veut voir apparaître le relief, ensuite on retourne le tout et c'est depuis l'envers que l'on appuyera soigneusement la petite bille sur tous les contours du motif. Cette opération sera facilitée si elle s'effectue par-dessus une source lumineuse ou tout simplement sur la vitre de la fenêtre (pour voir le pochoir par transparence - donc évidemment ça ne marche plus quand il fait nuit lol !).
En appuyant sur le stylet (pas trop tout de même !) le papier est creusé sur l'envers, donc bombé sur l'endroit (CQFD !), ce qui crée le motif. Pour l'accentuer en douceur vous pouvez, comme je l'ai fait ici, le teinter légèrement à la craie. Pour cela revenir sur l'endroit de la page et, sans enlever le pochoir, passer un coton-tige sur les motifs avec un peu de craie, ou d'aquarelle, ou de paillettes, ou tout ce qu'on veut tant que l'effet reste doux...
Le résultat ? Sans matériel coûteux, sans matériel du tout en fait, il est possible de créer un papier unique et original, et pour nos pages des embellissements tout en harmonie. Elle est pas belle, la vie ?
Allez hop, à vous !
Moi je vous dis "à demain",
Sabine
lundi 18 février 2008
Une page à fenêtres
J'espère que vous avez bien profité de ce week-end ensoleillé. Je vous avais annoncé pour ce lundi une page "trouée", voici donc mes "trous-trous" :
Une découpe ovale "carrément" dans la page en haut, et en bas des volets qui se soulèvent ou se rabattent à volonté pour laisser apparaître, sur la page derrière, la réponse à la question "Devinez qui sont les témoins ?". C'est ludique et interactif, un aspect du scrapbooking qui me plaît bien. Il permet à celui qui parcourt l'album de "participer" en quelque sorte à sa lecture, de jouer avec les pages. Mais c'est aussi un exercice difficile, il faut déterminer avec beaucoup de soin l'emplacement où se feront les ouvertures puisque le trou révèlera ce qu'il y a derrière dans les deux sens.
D'accord, je m'explique. La page que vous voyez ici en haut dévoile trois morceaux de la page qui se trouve juste derrière elle ; jusqu'ici ça va. Imaginez-vous en train de tourner cette page, vous la saisissez au niveau du petit coeur, vous la soulevez, vous la tournez... Maintenant à gauche que voyez-vous ? Réponse : les deux volets sont rabattus, leurs dos apparaissent en bas, tandis qu'en haut l'oval découpé entoure comme un cadre notre toute première photo de la série, découverte dans mon précédent message. Une petite image valant mieux qu'un long discours, voici ce que ça donne :
A gauche :
Et à droite :
Les deux :
Ce procédé porte le nom de cache-cache ou, en anglais, "peek a boo". Vous avez envie d'essayer ? Il y a un tutoriel très bien fait ICI. Et même s'il demande un peu plus de temps de réflexion et de travail, ce petit effet fantaisiste en vaut la peine, c'est vraiment un "plus" pour nos pages de scrap.
Allez, hop, à vos pages !
A bientôt,
Sabine



















