Qui dit scrap dit photo. Et qui dit photo aujourd'hui dit obligatoirement "ordinateur". Nous prenons nos clichés (beaucoup !) avec un appareil numérique, nous les "développons" via notre p.c., c'est parfois aussi l'imprimante-maison qui se charge du tirage... Pour maîtriser "raisonnablement" toutes les étapes de ce processus, et surtout pour pouvoir aller un peu plus loin, il me paraît utile de comprendre ces notions hyper importantes que sont le poids, le format, les dimensions d'une image.

Ne vous sauvez pas ! Promis, je vais essayer de vous faciliter les choses, en gardant à l'esprit la débutante que j'ai été, complètement déroutée face à un langage que je trouvais obtus, et tellement décourageant... Donc pour faire simple, j'ai choisi de procéder par analogie, en comparant notre ordinateur à une armoire (bien ?) rangée ou pas... Chaque tiroir ouvre sur un dossier (jaune !), celui qui nous intéresse porte le nom de "Mes Images" : il contient toutes nos photos, parfois elles-mêmes triées dans des sous-dossiers (toujours jaunes !).

En cliquant sur "Affichage" en haut de ma page, je choisis comment ces photos vont apparaître : liste de noms, miniatures, etc. Avec l'option "Pellicule", voici comment se présente mon écran :

Un dossier (jaune !) avec les photos de l'album "Sabine & Valérie", un autre avec les pages scannées et redimensionnées pour le blog, différents versions de la bannières, la gentille "Madame-Cartoon" qui occupe ma fiche d'identité en attendant une vraie photo (MarieLN insiste...)

Si je promène ma souris (promener une souris : franchement, l'informatique a de ces idées !!!) si je la promène donc gentiment sur ces icônes, je verrai apparaître pour chacune les infos dont je vous parlais en début d'article : type de fichier (= format), dimensions, taille (= poids).

Pour voir plus facilement ces paramètres, je choisis une autre option d'affichage : "Détails", et voici ce que ça donne :

Plus de représentation de mes photos, mais toutes les infos en un coup d'oeil : taille, type, dimensions. Allons-y voir de plus près...

La taille d'une photo, ou son poids, est la place (volume) qu'elle occupe dans notre armoire. Elle se mesure en kilo-octets. Tout comme 1 kilo-mètre = 1000 mètres, 1 kilo-octet = 1000 octets (ou 1 KO). Les photos étant souvent volumineuses, cela se traduit par des Méga-octets (Millions d'octets = MO). Et pour des fichiers encore plus lourds, voilà les Giga-octets (Milliards d'octets = GO).

Pour une vision plus concrète, voilà quelques exemples de la place dans notre ordinateur occupée par des fichiers courants :
- plusieurs pages texte : de quelques Ko jusqu'à quelques dizaines de Ko
- une image basse définition (par exemple trouvée sur le net) = quelques centaines de Ko
- une photo haute définition ( en provenance de l'appareil photo ou du scanner) = environ 1 Mo
- une musique Mp3 : de 3 à 6 Mo
- un film au format divx : 700 Mo
- un jeu récent ( 2007 ) de qualité : quelques Go
- l'espace occupé par Windows sur un ordinateur : environ 7 Go

Selon les capacités de stockage de notre ordinateur, nous pourrons accumuler plus ou moins de ces fichiers. Nous pouvons aussi en compresser certains pour qu'ils occupent moins de place, tout comme on replie une nappe dans l'armoire. Je dis certains parce que d'autres ne le supporteraient pas, tout comme les nappes : celle qui protège la table lors des séances de bricolage pourra être roulée dans le fond d'une étagère, pas la belle en lin qui orne la table aux jours de fête...
Pour les photos, c'est pareil. Un prochain article traitera de la compression des images, aujourd'hui achevons notre première approche. Parmi celles qui me lisent, une partie maîtrise déjà très bien cet aspect un peu rebutant des joies de l'informatique. Celles-là ont déjà quitté le blog, ou bien sautent à la fin de l'article pour voir le "scrap du jour" ; mais je sais aussi que beaucoup d'autres, notamment les élèves de la "Pâte à scrap", ont envie d'aller plus loin dans leur apprentissage et découvrir ces côtés moins amusants peut-être, moins ludiques, mais complémentaire de nos 'techniques-papiers", avec l'objectif, encore et toujours, de se donner plus de moyens pour réussir de belles pages...

Donc maintenant que nous appréhendons plus ou moins la notion de taille ou poids (traduisez en "volume", c'est tout de suite plus facile !), nous pouvons passer à la suite, soit le type de fichier.

Le type de fichier, c'est ce qu'on appelle aussi son format, oserais-je les comparer à des "catégories" ?
Dans mon armoire j'ai de la vaisselle : cela signifie objets en contact avec les aliments, supportant ou pas le lave-vaisselle, nécessitant une propreté méticuleuse, toutes sortes de critères qui ne s'appliquent que à la vaisselle. Il y a du linge, qui implique l'usage du lave-linge, du séchoir, du fer à repasser... Il y a aussi des objets de déco, qui ne seront que regardés... Pareillement mes fichiers sont d'usages différents, et pour les reconnaître chacun d'eux possède une extension, une espèce de code accolé au nom que nous lui avons choisi.

Ce code est en fait un langage universel, une manière spécifique d'enregistrer les informations d'un fichier, qui va déterminer son format et donc nous dire : ce fichier est de type "texte" ou "image" ou "audio" etc. Chaque domaine ou chaque usage possède un format de prédilection qui sauvegarde les fichiers avec les informations nécessaires à un usage ultérieur. Voici les plus couramment employés :
.Doc : correspond à un fichier créé avec le traitement de texte Word (si je ne possède pas Word je ne saurai
pas lire ce type de fichier).
.PDF : lisible par tous, et pas modifiable. Alors que je peux aller changer des choses sur la page Word que m'a envoyée mon collègue, je ne pourrai rien modifier sur une page .PDF
.GIF,.JPEG ou .JPG, .PNG : les formats les plus courants des images, lisibles par tous.
.HTML : format des fichier destinés au Web, lisible aussi par tous.

Les fichiers dits "lisibles par tous" s'ouvrent d'un double-clic sur tous les ordinateurs. Le contre-exemple serait une photo retouchée avec mon logiciel préféré (the Gimp), et sauvegardée ensuite avec l'extension propre à ce programme, soit .xcf : elle ne pourra être ouverte que par un autre utilisateur de ce logiciel, à moins de changer son format : la photo appelée "chat.xcf" sera renommée (clic bouton droit : renommer) "chat.jpeg", et deviendra visible par tous ! Yes, nous avançons !

Voilà il nous reste à examiner la "dimension" des photos. Et non, ce n'est pas le plus simple. Les vraies dimensions d'une photo sont en pixels : ce sont les petits points de couleurs qui, alignés les uns contre les autres, forment ensemble la photographie, comme le présentait en peinture le mouvement "pointillisme" (pour un exemple allez voir ICI). Plus la photo contient de pixels, plus elle est détaillée, et vice-versa (et pour le savoir, regarder son poids : poids élevé = nombreux pixels).

Pour imprimer une photo en un nombre défini de cm, les pixels sont soit agrandis, soit rétrécis, pour arriver à la dimension choisie, comme lesmailles d'un tissu en élastane qui s'adaptent aux volumes du corps. Quand on a compris ça, il devient facile d'en déduire les conséquences : une photo de peu de poids (quelques Ko, comme une photo trouvée sur le web), donc de peu de pixels, ne saura être imprimée en grand avec un beau résultat, les pixels étant trop agrandis donneraient cet impression de "pointillisme" jolie en peinture, nettement moins appréciée en photographie... (=pixellisation)

Il me reste à ajouter :

1. Que tous les appareils photo vendus depuis quelques années proposent une résolution de photo (soit un nombre de pixels) largement suffisante pour des impressions même plus grandes que le classique 10 X 15, que donc nous aurions tort de nous priver d'imprimer de grandes photos si belles sur nos pages de scrap.

2. Que pour les photos scannées, c'est à nous de choisir cette résolution en calibrant le scanner aux bons paramètres : pour une photo à imprimer dans sa même dimension, 300 dpi (300 points par pouce -un pouce = 2,54 cm- qui est la résolution "pratique" de nos yeux : cela équivaut à distinguer un cheveu posé sur une feuille blanche à 3m de distance), pour une photo devant être agrandie après scannage, il faudra prévoir une résolution plus grande, ce qui ralentira le travail du scanner mais gardera à la photo sa belle qualité.

3. Que pour les images ou photos destinées juste à l'écran (celles que l'on met sur un blog !), une résolution de 70 à 75 dpi est suffisante puisqu'un écran ne peut en afficher plus.

Je me rends bien compte que cet article est absolument incomplet, mais avant d'aller plus loin je veux vous laisser du temps pour "digérer" tout ça.  Et puis aussi, cette "bizarre" façon de présenter l'informatique va-t-elle vraiment aider quelqu'un ? De tout coeur, je le souhaite, et dans ce sens j'attends vos réactions : utile ou pas ? Faut-il (ou pas ?) poursuivre ce genre d'article ? J'ai encore, avec vous, beaucoup de choses à partager...

Je ne veux pas vous quitter sans une 'tite page de scrap, et l'occasion de vous donner des nouvelles de cette famille que vous suivez avec intérêt (oui, oui, je vois bien que certaines viennent régulièrement vérifier s'il y a de nouvelles pages à l'album !).

Voici donc l'arrivée d'Elise, un bébé qui aurait pu faire fortune dans la promotion d'un produit capillaire ! (Oui, je vous asssure, elle ne porte pas de perruque pour se tenir chaud.) Pas d'informatique pour la réalisation de cette page selon la technique indémodable du color-blocking, quoique... Quand on n'a plus qu'un seul petit carré de papier couleur, et qu'on voudrait justement imprimer dessus... A suivre, voilà la page :

cliquer pour agrandir

N'est-elle pas adorable ? La suite à demain...

Bonne journée, bon scrap
Sabine